Pourquoi les pilotes portent-ils des Ray-Ban ?
Quel passionné d’aviation ou même, pour être plus général, quel jeune homme n’a pas rêvé d’incarner Tom Cruise dans Top Gun ? Vêtu d’une belle combinaison de vol, une belle gueule avec un physique et des capacités de pilotage exceptionnelles.
A défaut de vouloir passer pour un déséquilibré en se rendant à l’aéroclub en combinaison une pièce kaki ou de pouvoir exposer au grand public nos exploits de pilote militaire dans Flight Simulator, l’une des manières les plus accessibles de toucher au rêve, et qui bénéficie d’un imaginaire collectif très fort, est de se procurer les fameuses Ray-Ban.

TopGun/Facebook
D’ou provient cet attrait pour la marque Ray-Ban de la part des pilotes ?
Avant de vous exploser mon point de vue, je pense qu’il est intéressant et nécessaire de revenir quelques décennies en arrière pour prendre connaissance de l’historique de la marque.
En 1927, le lieutenant John Arthur Macready, qui est pilote d’essai et aviateur, traverse l’atlantique en aérostat et demande à la société Bausch & Lomb de créer des lunettes car il était préoccupé de la façon dont ses lunettes s’embuaient à haute altitude. Cette société est l’entreprise américaine leader en ophtalmologie médicale et optique. Trois ans plus tard, le verre RB 3, qui permet de filtrer les infrarouges et les ultraviolets, est mis au point.
Ensuite, en 1933, l’US Air Force souhaite un modèle pour ses pilotes et en commande un qui se nomme Aviator. C’est ainsi que la marque Ray-Ban est fondée en 1937 avec la sortie du modèle précité qui était spécialement conçu pour les pilotes de l’US Air Force. Ray-Ban est l’abréviation de Ray-banner et qui signifie littéralement “bannir les rayons du soleil”. Le modèle est revu et amélioré durant la deuxième guerre mondiale.
Par la suite, plusieurs modèles mythiques sont créés comme les Wayfarer, Clubmaster,…
Après ce bref retour en arrière, nous constatons que la marque Ray-Ban a été créée à la demande de pilotes. Plusieurs prototypes ont pu être proposés aux Hommes de l’air afin de combler un manque de ce milieu bien spécifique et en plein développement à cette époque.

Ray-Ban 3025 Classic Aviator
Zoom sur mon point de vue et mon expérience
Il ne faut pas oublier qu’un pilote professionnel ou au minimum un pilote IFR a la chance de côtoyé tous les jours le soleil indépendamment de la météo au sol. En effet, les altitudes de vol de nos aéronefs se situent bien souvent au-dessus de la couche nuageuse. Le choix des lunettes de soleil est donc un point sur lequel il ne faut pas lésiner.
Les Ray-Ban Aviator sont pour moi un choix logique et pratique mais il est nécessaire de prêter attention à quelques points liés aux spécificités de notre activité.
Tout d’abord, en faisant le choix de porter des Aviators, vous décidez d’afficher à la vue de tous votre amour pour les belles pièces qui ont un vécu et votre attache à l’histoire aéronautique.
Ensuite, la monture en métal munie de ses fines branches est optimale et permet un confort appréciable. Lors de vols plus ou moins long, le casque que nous portons pour les communications exerce une pression autour de nos oreilles, plus les branches sont fines, moins il y a de pression dessus et plus la force est répartie sur l’ensemble de la mousse du casque.
Aussi, les casques haut de gamme sont équipés d’un système de réduction du bruit ambiant. Pour que ce système soit efficace, il faut que nos oreilles soient recouvertes par les coussinets du casque et que cette partie soit la plus hermétique possible. Il est difficile de conserver une bonne étanchéité acoustique lors du port de lunettes. Il est donc intéressant de privilégier les branches les plus fines possibles dans le choix de ses lunettes.
Une fois que vous avez effectué le choix de votre monture, attention lors du choix des verres. En effet, il existe plusieurs couleurs et plusieurs matériaux de fabrication qui ont chacun leurs caractéristiques. Par exemple, les différents cadrans de nos cockpits laissent petit à petit place à de nombreux écrans. Si vous faites le choix de prendre des verres polarisés, vous pourrez rencontrer des difficultés à les lire. Ils sont fortement déconseillés dans un cockpit.
Merci de votre lecture et n’hésitez à me transmettre votre réaction à la lecture de cet article dans l’espace commentaire.
Bons vols.
Mike / av-style.fr


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